Test du Nokia 6 : sans folie mais sans défaut

Après le test du Nokia 5, on continue de découvrir les smartphones Android de la marque finlandaise. Cette fois-ci, c’est au tour du Nokia 6, un peu plus cher que son petit frère et, normalement, un peu meilleur aussi.

En attendant l’officialisation du Nokia 8, le Nokia 6 est censé être le meilleur smartphone de HMD actuellement sur le marché. En effet, il arbore un chiffre plus élevé que les Nokia 3 et 5, cela semble donc logique.

Par ailleurs, les caractéristiques sur le papier tendent à confirmer ce raisonnement.

Fiche technique

Modèle Nokia 6
Version de l’OS Android 7.0 Nougat
Taille d’écran 5,5 pouces
Définition 1920 x 1080 pixels
Densité de pixels 401 ppp
SoC Snapdragon 430 à 1,4GHz
Processeur (CPU) Cortex-A53
Puce Graphique (GPU) Adreno 505
Mémoire vive (RAM) 3 Go
Mémoire interne (flash) 32 Go
MicroSD Non
Appareil photo (dorsal) 16 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 8 Mégapixels
Enregistrement vidéo 1080p
Wi-Fi Oui
Bluetooth
SIM nano SIM
NFC Non
Ports (entrées/sorties) microUSB
Géolocalisation Oui
Batterie 3000 mAh
Couleurs Noir
Prix 241 euros
Fiche produit

Ce smartphone nous a été prêté par HMD, le temps du test.

Une belle esthétique

Vous voyez le mème illustrant Barack Obama faisant une moue approbatrice et légendé par les deux mots ” Not bad » ? Eh bien, c’est à peu près l’expression faciale que l’on reproduit quand on observe le design du Nokia 6. Pas de ” Waouh », ni de ” Oooh », mais un sentiment de satisfaction face à un produit aux finitions bien travaillées.

La dalle en verre à l’avant ne recouvre pas la totalité de la surface. On observe en effet un fin contour en aluminium lui-même encadré par une fine bande en aluminium. Celle-ci sépare distinctement la face avant des bordures du Nokia 6. Par ailleurs, les tranches du téléphone ne sont pas trop épaisses (ni particulièrement fines non plus). En main, le produit est confortable avec un poids correct d’environ 168 grammes.

En bas de l’écran, le lecteur d’empreintes se fait très discret et fonctionne correctement. Il sert également de bouton Accueil. Il est encadré par les deux autres touches capacitives et rétroéclairées de navigation (Retour et Multifenêtres) sont tout aussi discrètes. On regrette juste que ces éléments ne soient pas centrés verticalement sur la bande inférieure.

À l’arrière, le terminal dispose d’un dos en aluminium. Le toucher est agréable et bien lisse. On remarque tout de même qu’il se tache assez facilement (nous avons testé la version noire), faites bien attention aux microrayures qui peuvent rapidement apparaitre. Le module photo et son flash LED sont bien apparents au centre et dépassent légèrement en relief.

Comme sur la face avant, le dos du smartphone est lui aussi entouré d’une petite bande d’aluminium. Ce n’est qu’un détail, certes, mais il permet au Nokia 8 d’accrocher quelques reflets de lumière en fonction de la manière dont on le tient. C’est joli. En regardant de près, on peut voir les antennes, mais celles-ci ont la même couleur que la coque et s’arc-boutent pour suivre les courbes de l’appareil. Autrement dit, elles sont très discrètes.

Le lecteur d’empreintes et les touches de navigation.

En dehors de cela, on trouve, le connecteur USB Type-C en bas, juste à côté du haut-parleur. La sortie jack est située au-dessus. Les contrôles du volume et le bouton de déverrouillage sont à droite, à l’opposé du tiroir de la nano-SIM et de la carte microSD.

La prise jack est au-dessus.

Le tiroir nano SIM + microSD.

Un bel écran

L’écran IPS du Nokia 8 profite d’une diagonale de 5,5 pouces pour une définition Full HD. À l’usage au quotidien, je l’ai trouvé bon. J’ai notamment eu l’occasion de l’utiliser sous un soleil très fort et je n’ai pas eu besoin de plisser les yeux plus que de mesure. Cela est notamment dû à la bonne luminosité maximale de 583 cd/m², largement suffisant dans la majorité des cas.

Par ailleurs, l’écran de ce téléphone n’a aucun vrai gros défaut. D’une part, son contraste est très satisfaisant avec un ratio de 1200:1. Autrement dit, le confort des yeux est bien assuré sur ce point-là. Quant à la température des couleurs, elle est un tantinet frisquette en se stabilisant aux alentours des 7 750 K. Il manque un peu de rouge, mais, personnellement, je ne l’ai pas trop ressenti à l’utilisation.

Logiciel

Comme le Nokia 5 que nous avons pu tester, le Nokia 6 tourne sous une interface Android 7.1.1 Nougat pure. HMD n’y a rien ajouté. On retrouve ainsi une très grande simplicité d’utilisation et une sobriété poussée à l’extrême aussi bien en termes d’esthétique que de fonctionnalités.

Cette impression est encore plus renforcée sur le Nokia 6 puisque celui-ci n’est l’exclusivité d’aucun revendeur, contrairement au Nokia 5, exclusivité d’Orange, qui embarque, par défaut, des applications de l’opérateur.

Mais l’essentiel à retenir c’est que l’interface est intuitive et la navigation bien fluide, alors que quelques latences interviennent de temps en temps sur le Nokia 5. N’essayez pas de chercher des features un peu innovantes, vous n’en trouverez pas. Notons que l’espace de stockage interne est de 32 Go.

En outre, Nokia s’est engagé à déployer rapidement les mises à jour de sécurité mensuelles de Google, et jusqu’à présent il a tenu promesse. La marque a aussi annoncé qu’il proposerait une mise à jour vers Android O.

Un appareil photo honorable

Après avoir testé le Nokia 5 qui n’était vraiment pas très doué pour la photo, j’appréhendais le test du Nokia 6. Allait-il être aussi critiquable ? Eh bien, pour mon plus grand soulagement, il s’en sort bien mieux. Il a, certes, beaucoup de défauts, mais ces derniers sont compensés par un comportement satisfaisant dans la majorité des cas.

Le Nokia 6 repose sur un capteur de 16 mégapixels qui, dans des conditions clémentes, est capable de bien retranscrire les couleurs de la scène photographiée. Le niveau de détails, par contre, n’est pas toujours au rendez-vous. Il reste néanmoins suffisamment correct la plupart du temps.

Chaussures taille 46 et d’une couleur rouge qui ressort bien.

En ouvrant cette image en taille réelle, on peut voir que la mise au point sur la fleur rose au milieu est plutôt bonne.

Pour les photos contrastées, l’appareil photo montre, sans surprise, quelques limites et il faut alors bien faire attention à l’endroit où l’on fait la mesure d’exposition et la mise au point. Sur les trois photos ci-dessous, on peut voir à quel point le ciel peut être surexposé et le trottoir sous-exposé en fonction de la manière dont on réalise le cliché.



Même constat sur la photo suivante. Pour avoir un ciel bien bleu, il fallait faire un compromis et ce qui se trouve dans l’ombre est difficilement distinguable. Un résultat prévisible.

Difficile de bien voir la terrasse du bistrot sur la droite.

Quant aux photos en macro, on peut obtenir de jolis résultats grâce à un effet bokeh bien maîtrisé.

Quand le soleil commence à se coucher, les conditions de prise de vue sont forcément plus compliquées. La perte d’informations est malheureusement inévitable et il devient très difficile de réussir une photo.

Bon, ce n’est pas trop mal au niveau du rendu, mais c’est dommage que les lumières des métros parisiens soient aussi laides. Ouais, je dénonce !

L’appareil a ajouté artificiellement de la lumière sur cette photo et on dirait presque qu’il fait jour alors qu’il était 21h20. Le cliché est assez bruité.

La nuit, la perte de détails est sensiblement plus marquée, mais on peut estimer que pour un smartphone à ce prix-là, cela reste encore assez acceptable.

Prise de vue compliquée : l’appareil photo ajoute artificiellement de la lumière et perd beaucoup de détails.

Les contours de ce lapin effrayant sont suffisamment bien tracés, mais c’est très loin d’être excellent.

On retiendra donc que le Nokia 6 n’est pas fait pour les amoureux de la photo, mais il a le mérite de ne proposer une qualité intéressante et ne fera pas fuir les utilisateurs prêts à faire quelques concessions sur cette partie-là.

Des performances un peu justes

Avec un Snapdragon 430, on sait que l’on ne peut pas atteindre des sommets de performances. Ainsi, il n’y rien d’étonnant à ce que le Nokia 6, malgré 3 Go de RAM, rencontre quelques difficultés sur les applications les plus gourmandes. Poussé dans ses retranchements, le téléphone manque un peu de fluidité sur des jeux volumineux et en cela, on ne pourra pas vraiment lui en vouloir. Par ailleurs, l’ensemble de l’expérience reste plus que convenable.

Là où le bât blesse, c’est au niveau des benchmarks. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le Nokia 6 enregistre de moins bons résultats que le Nokia 5.

Nokia 6 Nokia 5 Lenovo Moto G5 Huawei P8 Lite 2017
SoC Snapdragon 430 Snapdragon 430 Snapdragon 430 Kirin 655
AnTuTu 47 136 points 45 536 points 44 697 points 56 890 points
PCMark 1.0 4 932 points 5 023 points 4 659 points 4 379 points
PCMark 2.0 3 717 points 3 809 points N/C N/C
3DMark Ice Storm Unlimited General 9 487 points 9 491 points 9 398 points 11 405 points
3DMark Ice Storm Unlimited Graphics 9578 points 9 662 points 9 589 points 11 907 points
3DMark Ice Storm Unlimited Physics 9 180 points 8 939 points 8 786 points 13 575 points
3DMark Sling Shot Extreme 296 points 299 points N/C N/C
3DMark Sling Shot Extreme (Graphics) 242 points 245 points N/C N/C
3DMark Sling Shot Extreme (Physics) 1 315 points 1 321 points N/C N/C
GFXBench (Manhattan offscreen / onscreen) 7,1 / 14 FPS 7,1 / 14 FPS 7,1 / 7 FPS 7,8 / 8,5 FPS
GFXBench (T-Rex offscreen / onscreen) 16 / 14 FPS 17 / 27 FPS 16 / 16 FPS 18 / 19 FPS
GFXBench (Car Chase) 2,5 / 2,5 FPS 2,5 / 5,3 FPS N/C N/C
Lecture / écriture séquentielle 274 / 78 Mo/s 260 / 77 Mo/s N/C N/C
Lecture / écriture aléatoire 8 665 / 2 889 IOPS 10 706 / 2 232 IOPS N/C N/C

Cela pourrait s’expliquer par le fait que le Nokia 6 bénéficie d’un écran mieux défini, alors qu’il dispose du même SoC que le Nokia 5. Par ailleurs, les différences entre les deux appareils ne sont pas non plus immenses. Il subsiste néanmoins un sentiment de déception, car le téléphone testé ici coûte un peu plus cher que son petit frère.

Une autonomie correcte

La batterie de 3 000 mAh du Nokia 6 permet de tenir assez longuement, mais n’est pas non plus un modèle dans ce domaine. Si vous avez tendance à utiliser intensivement votre téléphone, il faudra penser à le recharger tous les soirs, car il ne tiendra probablement pas la nuit autrement. Disons que si l’autonomie est un critère important pour vous, mais que vous êtes prêt à faire quelques petites concessions, ce smartphone répondra à vos critères.

À ce propos, le Nokia 6 a tenu pendant 17 heures avant de tomber de 100 à 10 % de batterie lors de notre test SmartViser. Ce protocole simule une utilisation intensive sur diverses applications. Les meilleurs smartphones en termes d’autonomie enregistrent des scores supérieurs à 20 heures. Autrement dit, en comparaison, le Nokia 6 ne propose rien de folichon, mais il reste tout de même assez fiable.

Réseau et communication

Le smartphone est compatible avec toutes les bandes de fréquence 4G françaises. De fait, je n’ai jamais eu de mal à capter le réseau d’Orange lors de mes déplacements en ville (je n’ai pas pu le tester en dehors de l’agglomération parisienne). Par ailleurs, en ce qui concerne les appels, je n’ai observé aucun problème de communication.

Enfin, le GPS fonctionne normalement.

Prix et disponibilité

Le Nokia 6 est déjà disponible à la vente pour un prix conseillé de 259,90 euros — 260 euros quoi. Vous pouvez le trouver chez divers revendeurs tels qu’Amazon ou la Fnac.

Galerie photo














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